« 360 » : Serions-nous maîtres de notre destin, par hasard ?

Prêts pour un tour du monde ? De Londres à Rio, de Denver à Vienne en passant par Paris, venez assister aux histoires de personnages très différents, dont les destins s’entrecroisent. Vous emboîterez le pas de chacun d’eux, et, secrètement, vous irez jusqu’aux recoins les plus cachés de l’être humain. Un parfait 360 degrés.

Une prostituée slovaque, un couple qui ne s’aime plus, un musulman amoureux d’une femme mariée… Tous ont leur histoire, leurs joies et leurs tristesses. 360, adaptation moderne de la pièce « La Ronde » d’Arthur Schnitzer, décrit les parcours de vie, les changements importants et les coups du hasard que nous vivons tous un jour. Après son dernier long-métrage A Deriva et trois documentaires, Fernando Meirelles décide avec 360 de se rapprocher du genre humain et de l’étudier sous tous ses angles. Il en découle un film aisément comparable à « Babel » ou à Midnight in Paris, avec un style pourtant très propre au réalisateur.

360 amène avant tout à une grande réflexion sur notre monde, notre société, et surtout sur nous-mêmes. Le scénariste aborde le thème de la mondialisation de façon métaphorique, avec les relations amoureuses, les rapports humains et la sexualité. Ce film choral exprime le manque d’intimité de l’homme dans le monde actuel, notamment avec l’impact d’Internet. Il montre également que nous sommes tous liés et dépendants les uns des autres.

Le casting est complet. Anthony Hopkins, dans son rôle de vieux père en deuil, est très attachant. L’éternel séducteur Jude Law côtoie Rachel Weisz pour la quatrième fois, après My Blueberry Nights. Ben Foster est tout aussi convaincant dans la peau d’un dangereux délinquant sexuel. L’humoriste Jamel Debbouze apporte une petite touche française au résultat final.

Jude Law et Rachel Weisz dans les rôles de Michael et Rose Daly

La mise en scène est soignée, mais avec parfois trop de flous et de reflets, symboles des états d’âmes des protagonistes. Souvent, deux plans différents scindent l’écran, pour nous permettre de voir le plus d’acteurs possible. Le rythme des histoires est soutenu. Tout va vite. Un personnage en croise un autre : ils ne se rencontreront finalement jamais. Le vent tourne. Le destin joue ses tours. Il mélange les sorts, déclenche des rencontres, soumet sa fatalité, passant du rire aux larmes, de l’espoir aux désillusions. A la longue, ce rôle vedette pourrait vous paraître redondant ! Vous finirez aussi par vous lasser de ce trop-plein de scènes filmées dans les aéroports, les voitures et les hôtels… qui s’assemblent et se ressemblent.

Finalement assez pessimiste, 360 révèle une quête impossible de l’amour éternel, grâce à des personnages touchants et des jeux d’acteurs réussis. Le message principal est écrit en lettres enflammées : vous n’avez qu’une vie et vous êtes maîtres de votre destin ! Selon la parole d’un sage, « Si un autre chemin s’offre à toi, n’hésites pas. » Tout est dit.


Note : 14+/20

Jamel Debbouze se transforme en dentiste dans 360

Fanny BL

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