« The Grand Budapest Hotel » : Le film 4 étoiles de Wes Anderson

Après le film d’animation Fantastic Mr. Fox (2010) et le long-métrage Moonrise Kingdom présenté à Cannes en 2012, Wes Anderson pose cette fois sa caméra en Europe, et signe son film le plus abouti. Bienvenue dans l’incroyable univers du Grand Budapest Hotel !

Dans la contrée de Zubrowka, le légendaire concierge du Grand Budapest Hotel, Monsieur Gustave, engage un jeune apprenti, Zero Moustafa. Vol d’un tableau, conflit autour d’un héritage familial, règlements de compte… Les deux personnages vont vivre des aventures rocambolesques !

Inspiré des œuvres littéraires de Stefan Zweig, Wes Anderson choisit un cadre imaginaire pour poser son décor. Il nous livre une comédie délirante, aux accents burlesques, multipliant des scènes de cambriolages, de poursuites et d’évasions, plus comiques les unes que les autres. Car vous l’aurez compris, l’atout de ce film est sa grande part d’humour !

Les mouvements de caméra rapides et le dynamisme du long-métrage nous font parfois penser aux œuvres précédentes du cinéaste comme The Darjeeling Limited. Autre qualité : les textes, déclamés par la palette d’acteurs chers à Wes Anderson (Bill Murray, Jason Schwartzman, Adrien Brody, Owen Wilson et Edward Norton entre autres), dont la liste n’en finit plus de s’agrandir. Mention spéciale aux petits nouveaux de l’équipe, Ralph Fiennes et le jeune Tony Revolori, qui forment un duo maître-élève prodigieux.

Ralph Fiennes et Tony Revolori dans les rôles de M. Gustave et Zéro

La touche d’originalité en plus ? Wes Anderson multiplie les façons de filmer, du 4/3 au CinémaScope, chaque format symbolisant une époque différente. Le tout est agrémenté de décors et de costumes hauts en couleur, faisant de la photographie une véritable réussite. Seul reproche : à force de voir s’accumuler tous ces éléments, le spectateur a tendance à perdre le fil. Enchaînement des textes et des scènes, plans rapides, personnages nombreux, aux noms emberlificotés… Tout va trop vite ! Wes Anderson devrait parfois ralentir l’allure et reprendre son souffle.

Présenté à la 64ème édition de la Berlinale en février dernier, The Grand Budapest Hotel a remporté le Grand Prix du jury. Une récompense à la hauteur d’un film dont l’exubérance et la légèreté font de Wes Anderson l’un des réalisateurs les plus créatifs du moment.

16/20

Tony Revolori et Saoirse Ronan dans les rôles de Zéro et Agatha

Fanny BL

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