« Blackbird » de Roger Michell : Ode à la vie

Écoutez d’abord le podcast ci-dessous !

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Les jours sont trop longs, les années passent trop vite » : cette phrase, citée par un personnage dans Blackbird en référence à des paroles de chanson, résume bien l’esprit général du film. A défaut de donner des leçons de morale, et sans verser dans le cliché, il s’attache à nous rappeler que nous ne sommes que de passage sur Terre, et insiste sur l’importance de profiter de l’instant présent avec nos proches.

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C’est ce que décide de faire Lily (Susan Sarandon) : atteinte d’une maladie dégénérative incurable, cette mère de famille va réunir une dernière fois ses proches pour un week-end, avant de mettre fin à ses jours avec l’aide de son mari Paul (Sam Neill).

Le film s’articule donc autour du thème de l’euthanasie, et toutes les problématiques que cette pratique engendre aujourd’hui encore : faut-il aider un proche à mourir, s’il est très malade, de toute façon condamné, et qu’il l’a expressément demandé ? Doit-on se livrer à un acte illégal – donc le tuer – pour le soulager, abréger ses souffrances ? En tous cas, les proches de Lily sont d’accord pour passer ce dernier week-end avec elle avant de la laisser partir… du moins, au début. La situation va finalement se compliquer, en raison de vieilles blessures profondes qui refont surface, mais surtout, suite à la révélation d’un grand secret de famille.

Au centre : Susan Sarandon dans le rôle de Lily

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Le film fait beaucoup penser à Un été à Osage County de John Wells (2013), avec Meryl Streep et Julia Roberts, notamment pour son côté « réunion de famille à tendance orageuse », mais aussi pour ses thèmes sur la maladie et la mort, même si Blackbird est beaucoup plus doux et bienveillant, avec des disputes moins nombreuses ou violentes, ce qui finalement, apaise et rassure sur la qualité de l’humain.

On ne va pas se mentir : Blackbird brille surtout grâce à un casting 4 étoiles, composé de Kate Winslet, Mia Wasikowska, Sam Neill, et surtout Susan Sarandon. L’actrice américaine est parfaite en mère de famille, à la fois fragilisée par la maladie, et solide grâce à une grande humilité et une certaine force de caractère. A 74 ans (sur le papier, car en réalité elle paraît beaucoup plus jeune), cette grande dame du cinéma n’a plus rien à prouver de son talent : elle irradie, illumine l’écran par sa simple présence.

17/20

Fanny BL

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