Mon Top 10 des meilleurs films de 2025

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Vous l’aurez peut-être remarqué : l’année 2025 au cinéma a été un peu moins fournie en films exceptionnels ou même marquants… Elle est à l’image des chiffres de fréquentation décevants du CNC (Centre National du Cinéma) : 136 millions d’entrées ont été enregistrées cette année, contre 181 millions en 2024 (considérée comme exceptionnelle), soit une baisse de 15,6%. Départager tous ces films et dresser ce Top 10 a donc été un peu moins difficile pour L’Oreille Cinéphile.

Et contrairement aux académies de récompenses, comme les Oscars, qui prennent désormais en compte les films diffusés sur les plateformes, comme le Frankenstein de Guillermo del Toro (Netflix), ce classement reste fidèle à ceux ayant été projetés uniquement au cinéma. Alors, sans plus attendre, le voici, toujours dans l’ordre décroissant, pour plus de suspense ! Et on ne triche pas s’il vous plaît (je vous vois) !

Sorti le 24 septembre

L’Oreille Cinéphile a une confession à vous faire… Elle n’est pas très fan du travail de Paul Thomas Anderson ! Qu’il s’agisse de There Will Be Blood (2007), Phantom Thread (2017) ou encore Licorice Pizza (2021), elle n’accroche pas vraiment aux films de ce réalisateur – bien qu’elle reconnaisse pleinement son talent -, les trouvant généralement très longs, tant sur le format officiel (celui-ci dure 2h42, et la version initiale atteignait presque les 3h) que sur le ressenti global au visionnage. Elle a même failli ne pas aller voir ce film… C’est dire ! Ce qui l’a convaincue de changer d’avis ? Leonardo DiCaprio, bien sûr !

Évidemment (et heureusement), Leo n’est pas la seule raison de tout cet engouement. Si Une bataille après l’autre figure dans ce Top 10, c’est d’abord grâce à un scénario solide (à partir d’une adaptation libre du roman Vineland de Thomas Pynchon, publié en 1990), des dialogues bien écrits, et une réalisation impeccable. Ensuite, et surtout, c’est donc grâce à un casting de qualité, porté non seulement par DiCaprio, mais aussi par Sean Penn, qui livre un rôle percutant de méchant, obligeant clairement l’Académie des Oscars à lui remettre une statuette. Sans ces deux acteurs, le film de PTA aurait probablement beaucoup moins d’intérêt. On saluera aussi la brillante performance de la jeune Chase Infiniti, âgée de 25 ans, qui fait ici ses débuts au cinéma.

Leonardo DiCaprio © Warner Bros.

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Force est de constater que Une bataille après l’autre comporte lui aussi quelques longueurs, mais ce n’est rien comparé à ses prédécesseurs. Les nombreuses scènes d’action de ce film-là sont très prenantes (avec des cascades réalisées sans doublures), nous faisant oublier la fuite du temps, dans des décors variés, le tout, agrémenté de touches d’humour, tout en subtilité. Enfin, il comporte des messages politiques forts sur une Amérique désabusée, à travers les personnages des activistes (joués par Leonardo DiCaprio et Teyana Taylor), et du militaire psychopathe (Sean Penn).

Ce n’est pas pour cette raison qu’il figure dans ce Top 10, mais Une bataille après l’autre fait figure de grand favori aux Golden Globes 2026 (dont la cérémonie est prévue le 11 janvier) : le film de Paul Thomas Anderson est nommé dans neuf catégories, dont celles de meilleure comédie, meilleure réalisation, et meilleurs acteurs et actrices pour Leonardo DiCaprio, Chase Infiniti, Sean Penn, Teyana Taylor et Benicio del Toro… Rien que ça ! Rappelons que les Golden Globes sont généralement annonciateurs des vainqueurs aux Oscars, prévus, eux, le 15 mars. Là encore, le film pourrait rafler plusieurs prix (et donc succéder à Anora de Sean Baker, grand vainqueur l’an dernier), d’autant plus qu’une nouvelle catégorie a été ajoutée cette année : celle de « Meilleur casting »… Mais patience : attendons d’abord le 22 janvier pour connaître la liste des nominations !

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Sorti le 27 août

Changement de registre. Après le glaçant The Whale (2023), Darren Aronofsky délaisse les ambiances malsaines et sombres qui caractérisent la majorité de son œuvre, pour choisir un style plus comique, avec une bonne dose d’action. Avec ce neuvième long-métrage, le réalisateur de Requiem for a Dream (2001) et Black Swan (2011) nous montre qu’il a plusieurs cordes à son arc, et qu’il excelle tout autant dans cette nouvelle catégorie.

Si vous avez aimé The Big Lebowski des frères Coen (1998), ou encore les films de Quentin Tarantino pour le côté violent (sauf qu’ici, ce n’est pas gratuit), vous allez sûrement apprécier celui-ci ! Ajoutez-y un ton absurde, ponctué de toute sortes de rebondissements, dans l’ambiance chaotique et crasseuse du New York des années 90, renforcée par une identité sonore unique, grâce à une bande originale prenante, aux accents métalliques, assurée par le groupe de rock britannique IDLES – en plus de la partition composée par Rob Simonsen.

C’est surtout Austin Butler qui irradie l’écran. L’acteur très charismatique, dans la peau du héros, avait déjà démontré son immense talent, notamment dans Elvis de Baz Luhrmann (2022), et surtout dans le rôle du redoutable méchant dans Dune : Deuxième partie de Denis Villeneuve (2024), mais il nous confirme ici qu’il ira encore plus loin. Le reste du casting, composé entre autres de Zoë Kravitz, Regina King et Matt Smith (XI), est, lui aussi, à la hauteur.

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Sorti le 21 mai

Beauté du récit, réflexion habile sur notre société, rapports humains poétiques… Qu’on se le dise : les films de Cédric Klapisch sont globalement des valeurs sûres. Depuis ses débuts dans les années 80, chacun de ses longs-métrages est comme un petit bonbon : doux, savoureux et pétillant, parfois acidulé, qui laisse un goût agréable et des souvenirs heureux.

Le réalisateur a toujours su disséquer les relations familiales, amicales et professionnelles du quotidien avec finesse, et parler de la banalité avec une certaine élégance, ce qui explique qu’il arrive à toucher un grand nombre de spectateurs. Ici aussi, la mission est une nouvelle fois accomplie. Sauts dans le temps, reconstitution historique réussie avec des décors et costumes grandioses, touches d’humour, soupçon de magie… Le résultat final est esthétique et captivant.

En plus du voyage temporel des personnages principaux, Cédric Klapisch nous invite à en réaliser un autre, introspectif, à travers la généalogie de ces derniers, qui sont des cousins éloignés. Il mêle ainsi l’histoire avec un grand H, à celle, plus intime, de ce quatuor. Probablement le film le plus ambitieux de sa carrière !

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Sorti le 17 septembre

Hier, les oiseaux avec Hitchcock… Aujourd’hui, l’Intelligence Artificielle avec Yann Gozlan ! En l’espace de 62 ans, les angoisses qui taraudent notre société ont bien changé… Et ça, le maître du suspense français l’a compris. Après Visions (2023) et Boîte noire (2021), il propose un nouveau thriller effrayant de réalisme, aux allures de science-fiction, qui ne vous laissera certainement pas de marbre.

Pour ce sixième long-métrage, adapté librement du roman Les Fleurs de l’ombre de Tatiana De Rosnay (2020), Yann Gozlan continue ce qu’il sait faire de mieux : épouvanter son spectateur à partir d’éléments du réel. Le récit dystopique de Dalloway nous plonge dans un futur très proche, avec une mise en scène toujours inventive et rythmée. Ce scénario catastrophe relance plus que jamais les débats sur la place de l’Intelligence Artificielle, en particulier dans les domaines de l’inspiration et de la créativité artistique.

Comme à son habitude, Yann Gozlan instaure une ambiance très hitchcockienne, anxiogène et oppressante, avec une montée en puissance crescendo qui nous tient en haleine jusqu’au point d’orgue final. A travers la relation entre Clarissa (Cécile de France) et son assistante virtuelle, métaphore du conflit entre l’Homme et la machine, le cinéaste interroge le spectateur sur l’addiction aux nouvelles technologies, et sur la singularité de l’être humain, à l’heure où nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser ChatGPT pour lui demander des conseils.

Cécile de France est impeccable dans le rôle de l’héroïne, cette femme à la fois forte et fragile. L’actrice belge, qui fait ses débuts dans le genre thriller, interprète avec talent une large palette d’émotions. Mais après 34 ans de carrière, sommes-nous vraiment surpris ? Le reste du casting Lars Mikkelsen (oui, le frère de Mads), Anna Mouglalis et Frédéric Pierrot – est sans bavure.

-> La critique complète du film et le podcast qui l’accompagne, avec l’interview de l’équipe du film, sont à retrouver ici !

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Sorti le 16 avril

Son premier long-métrage, Slalom (2021), lui avait valu deux nominations aux César et avait déjà tapé dans l’œil de L’Oreille Cinéphile. Après La Fille qu’on appelle (2023), diffusé sur Arte, Charlène Favier continue de tracer son sillage féministe avec Oxana, un film percutant qui raconte les origines du mouvement Femen, à travers le parcours de l’une de ses fondatrices, Oksana Chatchko.

Comme dans ses deux longs-métrages précédents, la réalisatrice décrypte la fin de l’innocence des femmes, due à leur condition et au poids du patriarcat, mais aussi la lutte contre l’injustice sociale et la défense de la démocratie. Son film a d’abord une fonction didactique : il recontextualise les faits avec subtilité, et explique à la fois d’ vient ce mouvement, et la raison pour laquelle ces femmes protestent de cette manière, à savoir seins nus. En découle une œuvre engagée, pleine de symboles forts, aux allures de documentaire, et sans basculer dans le piège de la « page Wikipédia ».

Voilà plus de dix ans que les Femen manifestent partout en France, et tentent de faire passer des messages forts sur les droits des femmes, encore fragiles aujourd’hui. L’un sert l’autre : Oxana fait partie de ces films plus que jamais nécessaires, tout comme Les Femmes au balcon de Noémie Merlant (2024), ou encore le documentaire Riposte féministe de Marie Perennès et Simon Depardon (2022). On dit merci à ces cinéastes, qui osent braver le regard sévère de la société patriarcale pour instruire avant de divertir, informer… et peut-être guérir.

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Sorti le 15 octobre

Objet de toutes les inquiétudes et fascinations dans notre monde réel, l’Intelligence Artificielle suscite – et ce, depuis bien longtemps -, l’imagination et la créativité de bien des réalisateurs… Après Yann Gozlan qui la traitait dans le secteur artistique dans Dalloway (sorti un mois plus tôt), Cédric Jimenez imagine l’omniprésence de l’IA dans celui de la police, son sujet de prédilection. Il propose un sixième long-métrage coup de poing, chargé de tension et d’action.

A partir de l’œuvre éponyme de Laurent Gaudé, le réalisateur poursuit son exploration des thèmes de l’ultra-surveillance de masse et de la poursuite de la vérité, dans la continuité de son premier long-métrage de fiction, Aux yeux de tous (2012), mais aussi de Bac Nord (2020) et Novembre (2022). Ici, nous sommes plongés dans un monde d’anticipation dystopique, sombre et pluvieux, régi par un système de classes très hiérarchisé, où les citoyens sont privés de liberté, ce qui rappelle forcément les univers littéraires de George Orwell (1984, 1949) et d’Aldous Huxley (Le Meilleur des mondes, 1932). Mais vous constaterez rapidement que le film comporte de nombreuses autres références !

Comme souvent, Cédric Jimenez se dote d’un casting XXL, composé de son acteur fétiche, Gilles Lellouche, mais aussi d’Adèle Exarchopoulos, Louis Garrel, Romain Duris, Valeria Bruni Tedeschi et Artus, tous excellents, sans oublier Daphne Patakia, déjà impressionnante dans Benedetta de Paul Verhoeven (2021), qui livre un jeu authentique et captivant, dans un rôle pourtant secondaire.

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Sorti le 19 novembre

Après Seules Les Bêtes (2019) et le bouleversant La Nuit du 12, qui a remporté six César en 2023, dont ceux de Meilleur film et Meilleur réalisateur, Dominik Moll est de retour avec un nouveau thriller au nom intriguant, Dossier 137… Une fiction qui frôle le documentaire, par son extrême précision, une mise en scène maîtrisée, et un jeu d’acteurs authentique.

Le long-métrage aborde le fonctionnement de l’IGPN, aussi appelée la « police des polices », une institution peu connue et souvent mal perçue par la population, dans une affaire liée aux Gilets jaunes, officiellement fictive, mais largement inspirée de plusieurs cas réels. Nombre de cinéastes auraient pu se casser les dents sur un projet aussi ambitieux et inhabituel. Pas lui. Dominik Moll a choisi de conserver le jargon complexe des procédures judiciaires et de rester attentif aux détails, pour nous raconter cette enquête minutieuse.

Le réalisateur donne la parole à tous les protagonistes de l’affaire (habitants des zones rurales, policiers, etc.), en montrant, dans une démarche anti-manichéenne, que chaque situation est bien plus compliquée qu’elle n’y paraît. Il faut surtout saluer l’interprétation sincère et touchante de Léa Drucker, qui allie avec habileté la douceur, le calme olympien et la fermeté que requiert son rôle d’enquêtrice. Comme à son habitude, elle livre un jeu modeste et diablement efficace. On a aussi été convaincu de la prestation, en second rôle, de Guslagie Malanda, révélée dans Saint-Omer d’Alice Diop (2022).

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Sorti le 5 mars

Son septième long-métrage, Parasite, a durablement marqué l’Histoire du cinéma, raflant la Palme d’Or 2019 à Cannes, et couronné de quatre Oscars en 2020 – entre autres. Bong Joon-ho était de retour cette année avec Mickey 17, adapté du livre Mickey7 d’Edward Ashton (2022). Bien plus qu’un simple film, ce grand spectacle allie la comédie, le drame, l’action, et la science-fiction. Comme pour son long-métrage précédent, le cinéaste coréen aime varier les genres cinématographiques dans un seul et même récit, et faire vivre au spectateur toutes les émotions possibles.

Autre sujet de prédilection de Bong Joon-ho : la lutte des classes, déjà au cœur du récit de Snowpiercer, Le Transperceneige (2013). Dans un monde dystopique assez proche dans l’avenir (l’intrigue se déroule en 2054) mais tout de même un peu éloigné du réel, à partir d’un scénario à la fois alambiqué et précis (car mine de rien, il sait parfaitement où il va), le réalisateur nous raconte l’histoire d’un homme, Mickey (Miki) Barnes (Robert Pattinson), dont le travail très particulier consiste à… mourir régulièrement, puis à être « réimprimé », et nous parle ainsi du concept de la réplication humaine, différente du clonage, selon Bong Joon-ho (on ne pourra pas vous l’expliquer, car on n’y comprend rien). Avec ce film très cynique, il propose une satire politique jubilatoire, dénonçant avec subtilité la dictature et la bêtise humaine.

Pour assurer ce double-rôle : un Robert Pattinson époustouflant. L’acteur britannique incarne avec talent cet homme à la fois banal et complexe, animé de désirs, beaucoup plus intelligent qu’il n’y paraît au début du film… mais aussi son « Mr Hyde », une « copie humaine » plus sombre que sa propre « version originale ». Le reste du casting est assuré par Naomi Ackie, Steven Yeun, Toni Collette et Mark Ruffalo, tous extraordinaires, surtout les deux derniers dans la peau des grands méchants.

Mickey 17 est un film énergique, rythmé, réjouissant et particulièrement émouvant, truffé de dialogues décalés à l’humour absurde et de scènes insolites. Ajoutez-y des effets spéciaux très réussis, notamment pour les Rampants, ces créatures auxquelles est confronté le héros. A ne manquer sous aucun prétexte !

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Sorti le 12 février

Après L’Enfance d’un chef (2015) et Vox Lux (2019), Brady Corbet signe son troisième long-métrage en tant que réalisateur, The Brutalist. Un film-fleuve de 3h34 (pas de panique, le temps passe plutôt vite), qui a reçu de multiples récompenses début 2025, dont trois Oscars, trois Golden Globes et quatre BAFTAs. Adrien Brody a même réalisé un triplé gagnant, en étant sacré meilleur acteur dans chacune de ces compétitions.

Bien que 23 ans les séparent, The Brutalist rappelle fortement Le Pianiste de Roman Polanski, par son ambiance générale très pesante, et de nombreux autres aspects, même si l’histoire n’est pas exactement la même. Adrien Brody troque donc son costume de pianiste juif polonais pour celui d’architecte hongrois. L’acteur de 52 ans réalise une nouvelle prouesse, et ce, dès la scène d’ouverture, grâce à un jeu viscéral et sincère. Pas étonnant qu’il ait reçu autant de récompenses, même si le film lui-même en aurait mérité davantage.

Fait intéressant et peu habituel au cinéma : The Brutalist parle du métier d’architecte (et non d’architecture) dans les années 1950 et 1960, en particulier du style brutaliste, à travers un personnage fictif, László Tóth. Le film prend donc des allures de faux biopic, même si l’histoire de cet homme ressemble beaucoup à celle de beaucoup d’autres immigrés après la Seconde guerre mondiale. Brady Corbet aborde d’autres thèmes avec une grande finesse, et toujours en résonance avec notre époque, comme la xénophobie, les différences de classes, ou encore l’emprise psychologique.

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Sorti le 21 mai

Si vous n’avez jamais entendu parler de ce film, c’est normal – enfin, façon de parler… et pourtant, quelle pépite ! Antoine Besse signe un premier long-métrage flamboyant, qui touche en plein cœur. En plus d’une réalisation quasi-irréprochable, Ollie bénéficie d’un casting peu connu mais prestigieux, porté par Théo Christine, toujours aussi talentueux (on l’a découvert dans Vermines de Sébastien Vaniček, 2023), et Kristen Billon, jeune acteur et champion de France U16 de skateboard (donc non doublé pour les figures), très émouvant dans le rôle de ce gamin paumé et écorché par la vie.

Avec ce film qui parle donc de skate (et il est le premier en France dans le domaine fictionnel), mais pas seulement, le réalisateur rend hommage aux personnes marginales, dont celles issues de la ruralité, notamment avec le personnage du père du héros, un agriculteur en galère et en colère. Également scénariste de son film, Antoine Besse possède une grande qualité de conteur, et propose des dialogues soignés, pour un résultat très juste.

Ollie présente un charme esthétique indéniable, avec des éléments visuels et sonores nostalgiques (comme les vieilles vidéos de skate visionnées sur un caméscope), qui satisferont sans aucun doute les spectateurs et spectatrices de la génération Y – aussi appelés millenials. Il aborde avec tact les grands thèmes narratifs qui en font son socle : la reconstruction après un traumatisme, le harcèlement scolaire, la paternité, ou encore la fraternité.

Dommage que la discrétion de ce film ait si peu fait parler de lui. Ollie mériterait pourtant beaucoup plus de visibilité, de reconnaissance, et d’amour. On l’a nous-même découvert complètement par hasard, grâce à une bande-annonce projetée au cinéma… Hé bien parfois, le hasard fait bien les choses !

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Kristen Billon et Théo Christine © Wild Bunch Distribution

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Après une année tristounette en termes de fréquentation au cinéma, terminons sur une note d’espoir, en imaginant que 2026 soit plus satisfaisante. Les retours annoncés de monstres sacrés d’Hollywood comme Steven Spielberg et Christopher Nolan, avec Disclosure Day pour le premier, et L’Odyssée pour le deuxième, en juin et juillet prochains, pourraient motiver les spectateurs à revenir en salles… Sans oublier Avatar 3 : de Feu et de Cendres, de James Cameron, qui vient tout juste de sortir au cinéma… Mais cela sera-t-il suffisant ? Seul l’avenir nous le dira.

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Qu’il s’agisse d’expériences réjouissantes ou décevantes, surprenantes, tristes ou drôles, les films que vous voyez sur grand écran vous marqueront toujours, d’une manière ou d’une autre, et vous feront ressentir toutes sortes d’émotions, connaître des sensations multiples et variées.

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Fanny BL

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Morceaux entendus dans le podcast

♪ « One Battle After Another », musique originale du film Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson, composée par Johnny Greenwood ;

« Doom » de IDLES, tiré du film Pris au piège – Caught Stealing, de Darren Aronofsky ℗ 2025 Columbia Pictures Industries, Inc. under exclusive license to Partisan Records ;

« Flushing, Queens », de IDLES et Rob Simonsen, tiré du film Pris au piège – Caught Stealing, de Darren Aronofsky ℗ 2025 Columbia Pictures Industries, Inc. under exclusive license to Partisan Records ;

♪ « Nymphéas », musique originale du film La Venue de l’avenir, de Cédric Klapisch, composée par Rob © ℗ 2025 Ce qui me meut Motion Pictures distributed by Because Music ;

♪ « La Nuit (version instrumentale) », chanson tirée du film La Venue de l’avenir, de Cédric Klapisch, composée par Pomme ℗ 2025 Soit sage musique ;

♪ « La voix de Dalloway », musique originale du film Dalloway de Yann Gozlan, composée par Philippe Rombi℗ Mandarin & Compagnie / Gaumont ;

♪ « Dalloway prend le contrôle », musique originale du film Dalloway de Yann Gozlan, composée par Philippe Rombi ℗ Mandarin & Compagnie / Gaumont ;

♪ « Kyiv », musique originale du film Oxana de Charlène Favier, composée par Delphine Malaussena ℗ 247 Films / Rectangle Productions under exclusive licence to 22D Music ;

♪ « Mafram », musique originale du film Chien 51 de Cédric Jimenez, composée par Guillaume Roussel ℗ 2025 Chi Fou Mi Productions under exclusive license to Milan Records, a label of Sony Music Entertainment ;

♪ « Alma prend le contrôle », musique originale du film Chien 51 de Cédric Jimenez, composée par Guillaume Roussel ℗ 2025 Chi Fou Mi Productions under exclusive license to Milan Records, a label of Sony Music Entertainment ;

♪ « Bon appetit (with strings) », musique composée originale du film Mickey 17 de Bong Joon-ho, composée par Jung Jaeil ;

♪ « Immigrant », musique composée originale du film Mickey 17 de Bong Joon-ho, composée par Jung Jaeil ;

♪ « Overture », musique composée originale du film The Brutalist de Brady Corbet, composée par Daniel Blumberg ;

♪ « Library », musique composée originale du film The Brutalist de Brady Corbet, composée par Daniel Blumberg ;

♪ « U-Fig », de System of a Down, composée par Daron Malakian, chanson tirée de l’album Hypnotize℗ 2005 Columbia Records, a division of Sony Music Entertainment. With American Recordings, LLC ;

« PROGRES », tiré de la musique originale de Ollie, composée par Jimmy Whoo et Yann Rose ℗ 2025 Ciel Rouge Records ;

« OLLIE », tiré de la musique originale de Ollie, composée par Jimmy Whoo et Yann Rose ℗ 2025 Ciel Rouge Records ;

« OUVERTURE », tiré de la musique originale de Ollie, composée par Jimmy Whoo et Yann Rose ℗ 2025 Ciel Rouge Records ;

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